Ballade en pays d'Oise


Thème: Exploration bucolique

Ktafil présents: KAS sans Noar, Pouach

Résumé: Il est 7h30, je suis en congé Sécurité Sociale et le réveil sonne... La misère, mais bon, faut faire l'effort n'est pas terrible quand on se dit qu'on va passer la journée dans des carrières à 120km de Paris, qu'il fait super beau et que les autres bossent!
Tout le monde est à l'heure, et c'est le cerveau encore un peu embrumé que je regarde défiler l'A1. Première carrière, arivée à 9h30 env., on part dans la forêt de Thiescourt, on distingue les trous d'obus, les tranchées, on est pas loin de Compiègne, là où 90 ans plus tôt nos arrières-grands-parents s'appelaient les barbus... Pouach part en éclaireur, machette à la main, il est beau notre Indiana Jones!
Il trouve vite le trou en question, en fait la forêt est percé de part et d'autre puisque l'exploitation des Chauffours est tantôt à ciel ouvert, tantôt en galerie. Les soldats y ont vécus qasiment 4 années, le front n'ayant quasiment pas bougé, une chapelle est gravée dans la pierre, des sculptures un peu partout, la nature reprend peu à peu ses droits malheureusement, mais le lieu à une âme, on s'attend à croiser le Sergent (pas elui qu'on connait) fumant sa pipe au détour d'un pilier, le bidasse qui nettoie son arme... On reste pas loin de 2h dans cette carrière pas si grande, mais où chaque recoin cache un oeuvre ou une particularité.
Tout de suite après, direction picnic au soleil, racontage d'histoire puis direction Montagne St Aubin qu'on trouve facilement, mais dans laquelle on ne reste pas longtemps.
Ce qui nous intéresse, ce sont les 5 piliers, immense carrière transformée en campement allemand, champignionnière et je sais plus quoi encore... On commence par la champignionnière Zinetti, abandonnée en 1999 et laissée à la main des djeun's du coin (autant vous dire que c'est ravagé), un bureau cependant contient encore des documents relatifs à la culture et indiquent les arrivages de sacs, leur qualité, leur emplacement, etc... On part, un peu trop vite à mon gout parce que derrière les murs de platre, on peut voir par moment des accès vers la carrière laissée intacte, mais Pouach n'aime pas le lieu et comme c'est lui le chef de l'expédition on peut pas trop râler... Alors on retourne sur le chemin de la route.
L'alternance chaud-froid commence à se faire sentir, on trouve Höhle 4 sans difficulté, mais la carrière est dans un triste état, qqs vestiges de lit, mais c'est surtout l'entrée qui vaut le coup. Tout s'effondre et la forêt au dessus est bombardée de fontis. Trop nombreux pour voir si certains donnent dans des galeries (le calcaire étant presque émergeant, les ciel ne fait que 3-4 mètres d'épaisseur, les fontis sont donc quasi inévitables, et ils arrivent facilement à jour).
On ne trouve pas la fameuse carrière des 5 piliers telles qu'on nous en avait parlé. On repart donc un peu déçus, et puis sur le retour, on trouve 2 cavages, l'accès du premier est fermé par une grille poisseuse, la seconde fait 10-20 mètres de recouvrement et nous la visitons à la lueur d'une lampe digne de touristes cherchant la plage sous les pavés parisiens.
Le retour se fait sous bonne escorte de belges et d'hollandais venant polluer les routes de France pour la Pentecôte...

Bilan:

Belle journée, on a eu qqs déceptions bien sûr, et la chaleur printannière nous fatiguait un peu plus à chaque retour vers l'extérieur, mais rien que pour les Chauffours et les oiseaux, ça valait le coup! On a peut-être été un peu trop ambitieux pour espérer visiter 4 carrières en une journée... il faudra y retourner car le secteur est immensément creusé, et doit posséder de nombreuses particularités qu'on a sûrement zappé!

Passe Partout

Photos:


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